Jean Chamelot et Henri-Gustave Delvigne, sont les concepteurs du Revolver modèle 1873
Le revolver modèle 1873, aussi connu sous l'appellation de Chamelot-Delvigne, doit ce drôle de surnom à ses 2 concepteurs: Jean Chamelot et Henri-Gustave Delvigne.
Henri-Gustave Delvigne
Henri Gustave DELVIGNE, est né le 10 avril 1800 (l'Encyclopaedia britannica indique 1799 par erreur) à Hambourg (Confédération Germanique). Il est le Fils de Charles Constantin Emmanuel DELVIGNE et de Thérèse MERLIN.
Militaire et inventeur français.
Il s'engage au 28e régiment de ligne en 1820, puis deviens sous-lieutenant d'infanterie au 2e régiment de la garde royale. Chevalier de la Légion d'honneur (27 décembre 1830), officier de l'ordre impérial de la Légion d'honneur (30 novembre 1866), chevalier de l'ordre royal de Belgique, chevalier de l'ordre de Léopold (14 octobre 1841.)

Portrait du Capitaine Henri-Gustave Delvigne, dans Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes (Furne, Jouvet et Cie, 1867).
Dans les années 1840, tandis que la renommée de Gustave Henri Delvigne ne cesse de croître, sa situation financière, elle, suit une pente inverse. Marié et père de six enfants, l’inventeur a englouti l’essentiel de ses ressources dans la mise au point de prototypes et d’armes expérimentales destinés à l’administration française. La dot de son épouse, largement entamée, n’a pas suffi à compenser ces dépenses, et ses démarches répétées auprès du ministère de la Guerre pour obtenir un soutien restent sans effet. Malgré l’appui d’un comité de soutien, l’administration se montre réticente à lui accorder la moindre indemnisation.
C’est finalement hors des frontières françaises que Delvigne trouve une écoute plus favorable. La Belgique, sensible à l’originalité de ses travaux, lui ouvre ses portes et encourage ses recherches. Dès 1841, il entre en relation avec l’armurerie liégeoise, passant commande auprès de Lesoinne et Pirlot pour la fabrication de ses premières armes de cavalerie, destinées aux essais de l’armée française. Les coûts de production, plus modérés qu’en France, et l’esprit d’innovation des armuriers belges jouent en sa faveur.
Au début des années 1850, bien qu’il connaisse Jean Chamelot depuis près d’une décennie, Delvigne poursuit seul ses travaux dans le domaine des armes de poing. Ses créations, à la fois audacieuses et ingénieuses, circulent déjà sur le marché lorsque la cartouche à broche, mise au point par Casimir Lefaucheux, commence à s’imposer. Delvigne perçoit immédiatement les avantages de cette nouvelle munition et s’attache à l’intégrer dans les modèles qu’il conçoit, poursuivant ainsi son inlassable quête d’innovation.
Il est l'inventeur des flèches porte-amarres de sauvetage, et l'auteur de nombreux perfectionnements apportés dans les armes de précision.
Il est aussi l'auteur de plusieurs livres consacré aux armes, et notamment l'Instruction provisoire sur l'usage du révolver de guerre - système Delvigne, (J. Dumaine, Paris, 1871).
Il meurt, le 18 octobre 1876, à Toulon (Var).
Jean Chamelot
Jean Chamelot (1850–1875), inventeur belge et ancien officier (d’abord au sein de la Garde royale, puis dans l’infanterie) appartient à cette génération d’hommes pour lesquels la carrière militaire se double d’un intérêt soutenu pour la technique des armes. Engagé lors de la campagne d’Espagne de 1823, il développe très tôt une curiosité marquée pour l’armement, qui le conduit à imaginer un mousqueton de cavalerie à silex se chargeant par la culasse, conception encore peu commune à l’époque.
À partir de 1827, dans le cadre d’essais conduits sous l’autorité de l’artillerie, il côtoie le sous-lieutenant Delvigne. Cette période lui permet d’acquérir une solide expérience pratique, notamment au sein des ateliers régimentaires où il perfectionne son savoir-faire. Au fil des années, et plus particulièrement vers le milieu des années 1840, son intérêt se porte de plus en plus vers les mécanismes d’armes de poing.
Son passage à Paris marque un tournant décisif : il s’y rapproche d'Henri Gustave Delvigne, avec lequel il noue une collaboration durable. De cette association naîtront de nombreux brevets déposés conjointement, consacrant leurs noms dans le domaine de l’armurerie. Leurs travaux aboutiront à la mise au point de revolvers parmi les plus aboutis de leur époque, et pas moins de douze brevets seront enregistrés jusqu’à la fin du mois de juin 1873.
Revolver Chamelot Delvigne à broche, dit "Gaucher", prix de tir
Revolver signé "Chamelot et Delvigne": Invention Chamelot & Delvigne Breveté, en calibre 9mm à broche, dit "Modèle Gaucher".
Les parties métalliques sont gravées de motifs de rinceaux. La crosse en ébène est gravée également.
Il s'agit d'une Arme de récompense:le revolver est marqué sur le pan supérieur du canon : "Ecole Normale de Tir. Année 1868. 4ème prix d'Ensemble donné par l'Ecole à Mr Broc Sergent Major au 46e".









Crédit photos: Karl Benz
Revolver Chamelot Delvigne à broche, dit "Gaucher", modèle de luxe
Revolvers Chamelot-Delvigne modèle Gaucher, de luxe: arme bronzée et quadrillée barillet avec rainures.




Revolver Chamelot Delvigne à broche, dit "Gaucher"
Revolvers Chamelot-Delvigne modèle Gaucher, à cartouches à broche.




Auteur: Quentin Jaubert
Passionné par l'Histoire, les armes anciennes et les objets anciens en général, collectionneur de sabres et revolvers français, d'uniformes, et de toutes les histoires que ces objets racontent, j'adore fouiller et chercher, pour partager ensuite mes connaissances...
Vous pouvez aussi me retrouver sur différents forums consacrés aux armes anciennes, sous le pseudonyme de Quentin1873, notamment sur TCAR, Passion Militaria, ... où encore sur le groupe Facebook "Collectionneurs d'Armes Anciennes / Antique Gun Collectors".
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